embouteillage paris

 

Le marché immobilier est très dynamique. Le moral des agents immobiliers est bon et les français continuent de placer la pierre dans leur produit d’investissement préféré.

Pourtant sur le terrain, quand il s’agit de signer les ventes, ça bouchonne sévère ! Dans les grandes métropoles, les compromis s’enchaînent mais les délais pour signer l’acte authentique chez le notaire s’allongent considérablement.

Sur le papier, il faut compter un délai de 3 mois entre le compromis et l’acte authentique. Mais dans les faits, il faut parfois plus du double ! A Paris, certaines agences nous ont ainsi confié être confrontées à des délais allant jusqu’à 7 mois entre la signature du compromis et celle de l’acte authentique.

Chez Edmond, nous constatons un délai moyen de 5,5 mois entre la signature du compromis et celle de l’acte authentique.

A Bordeaux intra-muros, les délais entre la signature du compromis se rapprochent des 4 mois… quand ils ont plutôt tendance à les dépasser à Lyon.

Alors, pourquoi ça bloque ? Edmond a quelques éléments de réponses !

 

Il y a 2 fois moins de notaires que d’agences immobilières

C’est mathématique ! Au 30 novembre 2019, la France comptait 14 827 notaires (c’est très précis !) établis dans un peu plus de 6 000 offices notariaux. Dans le même temps, on dénombre un peu moins de 28 000 agences immobilières sur le territoire national.

Et encore, toutes les transactions ne se font pas par l’intermédiaire d’une agence immobilière : 1/3 d’entre elles sont effectuées de particulier à particulier.

Avec plus d’1 million de transactions effectuées en 2019, forcément les notaires sont très occupés. Ils doivent mettre les bouchées doubles pour absorber l’activité d’un marché très dynamique. Difficile, dans ces conditions, de tenir les délais initiaux prévus dans le compromis de vente !

 

La sur-représentation des immeubles en ville allongent le délai

Évidemment, il se vend plus d’appartements dans les grandes villes que dans les zones rurales.

La rédaction d’un acte authentique dans ces « copropriétés verticales » nécessite de rassembler et d’étudier plus de pièces pour l’agence… et pour le notaire ! Ainsi, et sans que cela ne soit exhaustif, la vente d’un bien en copropriété nécessite notamment :

  • le règlement de copropriété ainsi que tous les actes le modifiant s’ils ont été publiés,
  • l’état descriptif de division ainsi que tous les actes le modifiant s’ils ont été publiés,
  • le diagnostic technique global de l’immeuble,
  • les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années,
  • le carnet d’entretien de l’immeuble délivré par le syndic,
  • … et le fameux état daté délivré par le syndic !

Le dossier de vente d’un bien en copropriété mobilise plus de temps chez le notaire. Multipliez cette surcharge par le nombre d’appartements vendus et net, vous obtiendrez un ingrédient phare des signatures à rallonge.

 

Le sport à la mode : la tréso-gymnastique

Évidemment, avec ces délais qui s’allongent… la somme des honoraires restant à encaisser continue de grimper. Des en-cours qui se chiffrent en dizaine de milliers d’euros et qui peuvent peser sur la trésorerie des agences, alors même que tout va bien !

Pendant ce temps, les charges fixes continuent de courir et pas question d’arrêter les actions commerciales qui feront le chiffre de demain. Dans ces conditions, pas d’hésitation : il faut an-ti-ci-per !

En tant que dirigeant, vous devrez non seulement évaluer votre besoin en fond de roulement, mais également évaluer la tendance des ventes signées dans les prochains mois.

Grâce à la plateforme Edmond, vous bénéficierez d’un suivi précis de vos charges au fil des mois et des honoraires en attente de facturation : une information précise qui vous permet d’y voir plus clair.

Share This